Pourquoi un croyant, ou plutôt devrais-je dire, un « théiste , devrait-il s' intéressé sur l'origine de la vie ? La réponse est très simple : c'est le fondement même de son existence et de sa raison de vivre.
Croire en la « Biogenèse » ou en la « Abiogenèse » fait toute la différence (de même que croire en la « Création » ou en l' « Évolution »). En fait, pour faire simple, il est vital de savoir d'abord d'où on vient si on veut savoir où l'on va. On ne peut se mettre à étudier notre futur, si on ignore notre passé. C'est comme avoir une boussole et n'avoir aucune connaissance de l'endroit précis où nous sommes ni d'où est-ce-que nous sommes venues. On ne met jamais « la charrue avant les bœufs » quoi.
Certaines personnes se font un plaisir d'attaquer leurs « ami(e)s » théistes en attaquant la base même de leurs croyance. En effet, c'est très malin, car attaquer la base suffit pour tout renverser. Bien entendue, ce sont souvent les bases qui sont les plus robustes par contre. Et il faudra beaucoup de force dans leurs arguments. Mais on peut aussi « renvoyer la balle » comme on dit. Une de ces manières est aussi d' « attaquer » les bases de leurs croyances et de leurs arguments.
A continuation, je donne quelques réflexions sur des thèmes variées, mais centrés sur la théorie de l’Évolution. Je ne parlerais pas de l'Abiogenèse ici, mais si ce sujet vous intéresse, vous pouvez examiner mes autres articles. Je vous prie de m'excuser si les sous-thèmes n'ont pu respecté l'ordre voulu.
Je précise que je n'adhère pas à 100% aux doctrines des créationnistes (voir mes autres articles) et que, bien que conscient de l'existence de ce qu'on appelle « microévolution », je ne crois pas à la « macroévolution » (deux termes que je trouve inexacts, au sens étymologique, mais sa n'engage que moi).
Les animaux
Comment définir l'instinct dans le règne animal ? Un acte instinctif est un acte accompli par un animal, surtout lorsqu'il est jeune et sans expérience, ou un acte accompli par beaucoup d'individus, de la même manière, sans qu'ils sachent en prévoir le but, alors que nous ne pourrions accomplir ce même acte qu'à l'aide de la réflexion et de la pratique.
Nous trouvons des exemples merveilleux dans la nature. Le vol « chevronné » des oiseaux migrateurs, par exemple (que l'homme imite depuis peu avec les avions de chasse, après de longues périodes d’entraînement). Le départ soudain des petites tortues marines en direction de la mer, à peine après l'éclos des œufs, où ils nagent activement vers le large durant plusieurs jours. Et que dire des extraordinaires nidifications des Calaos, des Martinets, celles des Tisserins ou de la fauvette couturière, ou le nid semblable a un panier de la Rémiz penduline ou encore le « nid intégré » des Manchots empereurs ou même celui de la Foulque ! J'invite vivement les lecteurs à les examiner sur le web, et à y méditer sérieusement ! On pourrait aussi parler de la fourmis et de ce qu'elle exécute. « Bien qu’elle n’ait ni commandant, ni préposé, ni chef », toutes les fourmis sont organisés d'une façon stupéfiante (Proverbes 6:7). Les fourmis sont organisées en colonies, qui comprennent pour la plupart trois sortes d’individus : les reines, les mâles et les ouvrières. Chacun à sa manière, ces trois groupes coopèrent pour répondre aux besoins de la colonie.
Certaines personnes confondent « évolution » avec « faculté d’adaptation ». Il est vrai, les animaux peuvent s'adapter à leur environnement, comme par exemple quand surgissent des changements de climat. Mais est-ce là une preuve de l’évolution ? Non, car les plantes et les animaux en question n’étaient pas d’abord inadaptés, avant de devenir adaptés.
Prenons quelques exemples : Est-ce par suite d’une évolution que l’ours blanc est devenu un animal des régions arctiques ? Non, car il peut survivre dans des zones tempérées, comme le prouve sa présence dans de nombreux zoos un peu partout dans le monde. Mais l’ours polaire était mieux équipé que d’autres animaux pour s’adapter aux conditions arctiques.
Aussi, le phénomène de résistance des bactéries aux antibiotiques fait que certains prétendent qu’il y a phénomène d’évolution. Pourtant, les microbes résistants sont toujours du même genre, ils n’évoluent pas pour se transformer en microbes différents. D’ailleurs, on admet que le changement n’est peut-être pas dû aux mutations mais au fait que dès le départ certains microbes seraient résistants. Ceux-ci se seraient multipliés et seraient devenus dominants, alors que les autres auraient été détruits par les médicaments.
La théorie de l'évolution, axée sur la compétition, est incomplète si elle ne prend pas en compte le phénomène appelé « symbiose ». Ce phénomène est même un principe universel. D'ailleurs, aucun organisme ne se suffit â lui-même ; tous sont en relation avec d’autres organismes, directement ou indirectement. En Afrique, ce phénomène est facilement observable. Les autruches, à la vue perçante, et les zèbres, à l’ouïe fine, collaborent étroitement. Babouins (vue perçante) et impalas (excellent odorat) se donnent mutuellement l’alarme. Devoir expliqué ce phénomène par la théorie de l'évolution, et-ce en évitant des conclusions absurdes est tout bonnement impossible.
Evolutio et traditio
Répondre que la vie est là par hasard est la réponse facile par excellence. Certaines personnes, croyant en l'évolution, prennent une fleur, la regardent et se disent « qu'est-ce-que le hasard fait bien les choses ! », en ignorant pour la plupart les « mécanismes » complexes qui ont fait que les pétales suivent scrupuleusement la fameuse règle de Fibonacci, ainsi ce qui fait que sa couleur soit si vive ou que son parfum soit aussi bon et envoûtant.
De ce fait, ils en reviendront à la question de la probabilité. Pour eux, le « hasard des lacunes » peut tout expliquer, à partir du moment où la chance mathématique est toujours là, et-ce même si leur conscience fait naître furtivement des doutes concernant la sûreté de l'explication.
Saviez-vous que la fameuse image qui présente l'évolution darwinienne de manière progressive (qui commence par un singe quadrupède et finie par l'homme actuel) est en complète contradiction avec les découvertes scientifiques modernes ? Les scientifiques disent que l'ancêtre commun des singes et des hominoïdes était bipède. Je ne veux en aucun cas me moquer d'eux, ni prétendre que mes connaissances scientifiques sont supérieures à la leurs. Je veux seulement montrer combien il est facile pour les scientifiques d'avouer avoir fait une si grande erreur, et ne pas la rectifier.
Bien entendue, j'avoue néanmoins être parfaitement d'accord sur le fait que l'ancêtre commun de tous les humains actuels (je n'inclue par les singes) était bipède.
Il faut aussi éclairer un fait qui, malheureusement, est peu connue, c'est que la taille du cerveau n'a aucun lien fiable avec l'intelligence d'un être vivant (voir le n°35 de la revue (espagnole) « Mente y Cerebro », de l'année 2009, pages 16-18). Le Grand cachalot, par exemple, possède le cerveau le plus lourd du règne animal. Pourtant, jusqu'à preuve du contraire, rien ne prouve qu'il soit plus intelligent que la pieuvre ou le dauphin par exemple. [* voir note]
Paradoxalement, un bon nombre de scientifiques se sont longtemps amusés à faire cette fameuse image de l'évolution en prenant comme base les dimensions du cerveau. Sachant qu'il a maintenant été prouvé que cette « base » ne tient plus debout même pas le temps d'un simple bâillement, des question se posent sur ces « preuves » en faveur de la théorie de l'évolution. Mettrez-vous votre confiance en ces pseudo-preuves ? En 2009, l'anthropologue Milford H. Wolpoff a avouer que l'Homme de Néandertal « était peut être une vrai race humaine ». (American Journal of Physical Anthropology, “How Neandertals Inform Human Variation”, 2009, p. 91)
Similitudes entre les singes et l'Homme : que prouvent-elles ?
Toutefois, en constatant certaines choses communes entre les singes et les humains, comme l'ADN ou certaines émotions telle l'humour, beaucoup sont catégoriques : l'Homme est lui même un singe.
Pourtant, il faut le rappeler, l'Homme partage 75% de son ADN avec les nématodes, une espèce de vers de terre ! _(New Scientist, 15 mai 1999, p. 27, article intitulée « The Greatest Apes », par Karen Hopkin)
Pourtant, rien ne prouve qu'il y ai eu à une époque relativement récente un lien suffisamment étroit qui nous unissent avec les nématodes pour permettre actuellement une similitude génétique de ¾, n'est-ce-pas ?
Pis encore, l'Homme aurait un peu plus de 1/3 de similitudes génétiques avec la jonquille ! _(magazine « Science & Vie », édition Août 2010)
François Karch, doctorat en science, qui travaille au « Département de Zoologie et biologie animale » à l'Université de Genève, précise qu'il existe une grande ressemblance génétique entre l'homme et la drosophile (mouche du vinaigre) ! Tout d'abord, le nombre même de gènes est quasi-identique. Ensuite, les gènes sont eux aussi majoritairement identiques (plus de la moitié).
Pour ce qui concerne certaines similitudes dans les caractéristiques physiques, prenez l'exemple des automobiles. Certaines marques produisent des voitures qui sont presque identiques entre elles. Pourtant, elle appartiennent à des segments différents, aucun-concept car n'a servi de modèle à ses véhicules de séries et il n'existe aucun lien entre elles, si ce n'est, exception faite, le designer. Prenez les suivants exemples :
1) link
2) link
La première voiture appartient au segment « E », alors que la deuxième appartient au segment « F ».
Un autre exemple :
1) link
2) link
Dans ce deuxième exemple, la première voiture appartient au segment « D » et la deuxième appartient au « F », ceci représente un saut de deux segments.
On retrouve même d'incroyables similitudes chez des voitures de différentes marques et de différentes époques. En voici des exemples :
1) link
2) link
Mais revenons à nous moutons, ou plutôt devrais-je dire, à nos singes. Cela devrait-il nous étonnés de voir une certaines ressemblance entre l'Homme et les Animaux ? En fait non. Il est normal de trouver des similitude chez des êtres vivants qui utilisent la même eau et la même atmosphère, et qui consomment des aliments composés de molécules identiques. D'ailleurs, une question plus importante surgit (question qui a déjà été posé dans un article précèdent) : se pourrait-il que les similitudes ne soit pas due à un ancêtre commun, mais à un Concepteur commun ?
Ce qu'un astrophysicien pense des processus aléatoires
J'aimerais faire l'extrait d'une affirmation de Trinh Xuan Thuan, astrophysicien : "L'univers a été réglé avec une précision infinie pour que la vie apparaisse. [...] On s'est aperçu que les constantes physiques ont été réglées d'une façon extrêmement précise pour que la vie apparaisse. [...] Sur la probabilité que la vie apparaisse. La densité de l'univers par exemple, doit être réglée à une précision de 10 puissance moins 60, donc qui est égale à la précision qu'un archer doit exercer s'il voulait planter une flèche dans une cible de 1 cm carré, mais qui serait placé au bord de l'univers à 14 milliards d'années. Une précision extrême. D'où la question, est-ce qu'il y a un principe créateur, quelque chose qui règle les choses dès le début, ou, c'est le pur hasard ? Mais le pur hasard quand il y a une probabilité si faible pour que cela aboutisse il faut faire l'hypothèse qu'il y a une infinité d'univers. [...] Donc, j'appelle ça mon pari pascalien, et bien sûr je pense qu'il y a un principe créateur qui a réglé tout cela dès le début, et je pense qu'il y a un univers unique, c'est mon intuition. [...] C'est difficile de croire quand je vois toute cette beauté, cette harmonie, cette organisation, de croire que tout est hasard, que rien n'a de sens, que nous sommes là par hasard, que toute cette architecture cosmique est faite par hasard". _______(Je précise néanmoins que Trinh Xuan Thuan ne croit pas à un Dieu personnifié mais à un « principe panthéiste omniprésent dans la nature », avis que je ne partage pas, mais que je respecte)
Ce que nous montre le registre fossile
Les plus belles paroles de Darwin, à mon avis, sont celles qu'on trouve dans son livre « The origin of species », dans le chapitre intitulée « Recapitulation and Conclusion », et où il dit : « Si l'hypothèse de l'extermination d'un nombre infini de chaînons reliant les habitants actuels avec les habitants éteints du globe, et, à chaque période successive, reliant les espèces qui y ont vécu avec les formes plus anciennes, est fondée, pourquoi ne trouvons-nous pas, dans toutes les formations géologiques, une grande abondance de ces formes intermédiaires ? Pourquoi nos collections de restes fossiles ne fournissent-elles pas la preuve évidente de la gradation et des mutations des formes vivantes ? Bien que les recherches géologiques aient incontestablement révélé l'existence passée d'un grand nombre de chaînons qui ont déjà rapproché les unes des autres bien des formes de la vie, elles ne présentent cependant pas, entre les espèces actuelles et les espèces passées, toutes les gradations infinies et insensibles que réclame ma théorie, et c'est là, sans contredit, l'objection la plus sérieuse qu'on puisse lui opposer. Pourquoi voit-on encore des groupes entiers d'espèces alliées, qui semblent, apparence souvent trompeuse, il est vrai, surgir subitement dans les étages géologiques successifs ? Bien que nous sachions maintenant que les êtres organisés ont habité le globe dès une époque dont l'antiquité est incalculable, longtemps avant le dépôt des couches les plus anciennes du système cumbrien, pourquoi ne trouvons-nous pas sous ce dernier système de puissantes masses de sédiment renfermant les restes des ancêtres des fossiles cumbriens ? Car ma théorie implique que de semblables couches ont été déposées quelque part, lors de ces époques si reculées et si complètement ignorées de l'histoire du globe. Je ne puis répondre à ces questions et résoudre ces difficultés qu'en supposant que les archives géologiques sont bien plus incomplètes que les géologues ne l’admettent généralement. » (''De l'Origine des Espèces'', 6ème édition, page 601)
Il ira même jusqu'à dire (même s'il avait l'espérance et le désir que le contraire puisse se produire un jour) : « Il nous serait impossible de reconnaître une espèce comme la forme souche d'une autre espèce modifiée, si attentivement que nous les examinions, à moins que nous ne possédions la plupart des chaînons intermédiaires, qu'en raison de l'imperfection des documents géologiques nous ne devons pas nous attendre à trouver en grand nombre. Si même on découvrait deux, trois ou même un plus grand nombre de ces formes intermédiaire, on les regarderait simplement comme des espèces nouvelles [...] » (''De l'Origine des Espèces'', 6ème édition, page 602)
Il affirmera néanmoins, à la fin du livre, que ces objections ne seraient pas suffisantes pour renverser sa théorie.
Mais qu'en est-il d'aujourd'hui ? Les registres fossiles ont-ils fini par donné raison à Darwin ?
Donald Chittick, docteur en chimie diplômé de l’Université de l’Oregon, déclare : “ Un examen minutieux des registres fossiles conduit à la conclusion que les animaux se sont reproduits selon leur espèce comme le dit la Genèse. Ils n’ont pas évolué d’une espèce à une autre. Les faits dont nous disposons aujourd’hui, comme ceux du temps de Darwin, sont en accord avec le récit que fait la Genèse d’une création directe. Animaux et plantes continuent de se reproduire selon leur espèce. En fait, la discorde entre la paléontologie et le darwinisme est telle que certains scientifiques commencent à croire qu’on ne trouvera jamais les formes intermédiaires. ”
Conclusion
J'aime tout particulièrement ces paroles d'Einstein : « Ce qui est incompréhensible c'est que le monde soit compréhensible. »
Dans cette formule d’Einstein, le monde représente la nature observable. Il est compréhensible de manière rationnelle car on peut en donner (progressivement) les lois et les principes le régissant. Bien entendue, il n'est pas inutile de préciser que la compréhension humaine sur le monde aura toujours des limites (comparez avec Ecclésiaste 3:11).
Mais en effet, je pense aussi que la chose la plus mystérieuse dans la vie, c'est justement que les mystères de la vie sont découvert tôt ou tard. Pourquoi sommes-nous les seuls à avoir cette faculté ? Pourquoi ce besoin de spiritualité ? Avons-nous été créés pour admirer ce qui nous entoure et rendre gloire au seul vrai Dieu Jéhovah ? Ce serait une manière d'imiter les « malakh » (anges) qui ont dit : « “ Tu es digne, Jéhovah, oui notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance, parce que tu as créé toutes choses, et à cause de ta volonté elles ont existé et ont été créées. ” » (Révélation 4:11)
_______
* En fait, en ce qui concerne la différence entre les humains et les animaux, on croit qu'il n'existe aucune différence particulière entre notre cerveau et les leurs, si ce n'est qu'à une exception : l'aire de Broca, inexistante chez les animaux (l'aire de Wernicke aussi?).
Ecrire un commentaire (respectueux svp!) - Voir les 1 commentaires
